Edition L'autoédition progresse en Europe et dans le monde. Elle est aujourd'hui plébisicitée par de nombreux auteurs et reconnue par les éditeurs traditionnels.

Published on novembre 27th, 2013 | by Cécile

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L’autoédition : une pratique en plein essor

Commercialiser son livre n’a jamais été aussi facile

« Le monde de l’édition a changé ces dernières années. La grande majorité des ouvrages se fait publier aujourd’hui par le biais de l’autoédition ou d’éditeurs alternatifs. » Edilivre

Lautoédition gagne du terrain pour bon nombre d’auteurs, qu’ils soient connus ou encore anonymes. Aujourd’hui, de plus en plus de gens écrivent et ils sont nombreux à publier leurs textes sous forme de livre, les techniques actuelles rendant cette possibilité de plus en plus simple.

En témoignent les plateformes d’autoédition, en plein essor et qui accueillent désormais toutes sortes de textes et de tapuscrits. Certes, toutes les publications ne deviendront pas des best-sellers et certaines resteront enfouies dans la multitude d’ouvrages auto-édités sur la Toile. Malgré cela, force est de constater que l’autoédition progresse de manière sensible en Europe.

Afin de mieux comprendre cette évolution, la plateforme Books on Demand, leader européen en la matière, a commandé une enquête, réalisée au cours de l’été 2013 auprès de 25 000 auteurs auto-édités âgés de 12 à 88 ans, en France, Finlande, Allemagne, Suède, Suisse, Autriche et au Danemark.

Une pratique courante aux États-Unis et encore fébrile en Europe

En 2008 aux États-Unis, l’autoédition a dépassé l’édition traditionnelle, en nombre de nouveautés. Aujourd’hui, les auteurs indépendants représenteraient 17 % du chiffre d’affaires du marché du livre américain, avec une croissance de 422 % du volume des publications en 5 ans. On parle désormais d’un « âge d’or » de l’autoédition américaine. En France, la réalité est tout autre : les écrivains auto-édités ne représenteraient que 3 % du chiffre d’affaires du marché.

En Europe, 34,2 % des auteurs indépendants affirment avoir choisi délibérément l’autoédition, alors qu’un tiers d’entre eux a déjà publié chez un éditeur traditionnel.

D’où cette question : qu’est-ce qui pousse les écrivains à opter pour l’autoédition ?

C’est la maîtrise totale des contenus qui a convaincu la majorité d’entre eux (68,2 %), alors que 64,8 % des sondés apprécient la simplicité de cette pratique. Pour 51,6 % des auteurs européens, contrôler personnellement leurs droits a été un facteur déterminant. Enfin, la moitié des écrivains auto-édités reconnaît n’avoir eu que cette possibilité de publication.

Grâce aux plateformes et aux réseaux sociaux, les auteurs ont aujourd’hui accès à différents canaux de marketing leur permettant d’atteindre leur public. Pour eux, la différence qualitative entre édition traditionnelle et autoédition n’existerait plus.

L’autoédition est aujourd’hui reconnue par les éditeurs traditionnels

Si certains titres n’apparaîtront jamais à la lumière, d’autres deviennent de véritables succès mondiaux, à l’instar de Fifty Shades of Grey, de la britannique E.L. James ou encore de Cross Fire de Sylvia Day. Ironie du sort, ces ouvrages sont ensuite publiés par des éditeurs traditionnels, alertés par l’ampleur de ces success stories.

Même son de cloche en France où Les gens heureux lisent et boivent du café, d’Agnès Martin-Lugand, vient d’être publié chez Michel Lafon après avoir été auto-édité sur Amazon et s’est écoulé dans une vingtaine de pays. Une adaptation cinématographique est en cours. Marc-Édouard Nabe, avec L’homme qui arrêta d’écrire, a déclenché une petite révolution dans le monde de l’édition. Auto-édité, il a vendu 6000 exemplaires sur les 8000 qu’il avait fait imprimer et touche 70 % du prix qu’il a lui-même fixé. Son livre est le premier à avoir figuré dans la sélection finale du prix Renaudot, en 2010 : une première dans l’histoire des prix littéraires.

Dans le même élan, Edilivre, maison d’édition en ligne, lance aujourd’hui le prix de l’Auteur sans piston, dans le but de distinguer un titre publié en dehors du circuit d’édition traditionnel. Le jury sera composé d’une quarantaine de libraires et d’une dizaine de journalistes de France, de Belgique et de Suisse. Une première sélection régionale à travers les 24 clubs Auteurs Edilivre est réalisée jusqu’au 31 décembre avant une seconde sélection au niveau national et la remise du prix le 26 juin 2014.

 

Sources : Actualitté, Livres Hebdo, enviedecrire.com

 

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