M2 Métiers du livre Master 2 Métiers du livre à l'université de Bourgogne. Cours de Rédaction web.

Published on novembre 19th, 2015 | by Cécile

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Les Éditions La Fabrique : la résistance à l’ère du web

Le 22 septembre 2015, nous avons rencontré Éric Hazan, le fondateur des Éditions La Fabrique afin de l’interroger sur sa stratégie web. Connue pour ses positions offensives, la maison d’édition a su s’adapter à ce nouveau média sans abandonner ses convictions.

Une maison d’édition à contre-courant

La ligne directrice de l’ensemble des publications de La Fabrique s’inspire directement  de la 9e thèse de Marx sur Feuerbach : « ce n’est plus le moment d’expliquer le monde, il faut le transformer ». Les textes édités, principalement des essais, sont des descriptions de l’état présent visant à détruire l’ordre établi. Ce refus de la hiérarchie s’inscrit également dans le fonctionnement même de la maison d’édition. C’est une structure horizontale dans laquelle chacun est considéré d’égal à égal et peut librement présenter ses projets.

Le catalogue en un clic

Selon Éric Hazan, être présent sur le web est primordial en termes de visibilité et de réactivité. La Fabrique n’édite plus de catalogue papier depuis 4 ou 5 ans car c’est coûteux, et une fois imprimé c’est déjà périmé. L’avantage d’avoir un site internet est de pouvoir intégrer les nouveaux titres dès leur sortie. Ainsi, on privilégie l’instantanéité et l’information en temps réel avec le libraire et le lecteur.

Le web comme vecteur de communication

Internet permet de communiquer plus facilement et de manière plus précise. C’est dans cette optique que La Fabrique émet deux newsletters, l’une destinée aux 10 000 lecteurs inscrits, et l’autre, plus confidentielle et technique, adressée à une mailing list de libraires. La proximité avec les lecteurs est aussi favorisée avec la page Facebook de la maison d’édition, qui donne des informations sur les nouvelles parutions et les événements à venir (rencontres avec les auteurs, salons du livre …).

La vente en ligne marginalisée

Les ventes réalisées par le biais du site internet restent minoritaires et ne représentent que 2 à 3 % du chiffre d’affaires. D’ailleurs, Éric Hazan tient à préciser qu’il ne souhaite pas trop vendre de cette manière. Pour lui, l’oxygène c’est la librairie indépendante, et privilégier ce canal de vente, ce serait contribuer à sa disparition et indirectement à la mort de l’édition, de l’écriture et de la pensée.

Sophie B., Master 2 Métiers du livre, Université de Bourgogne


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