M2 Métiers du livre José Luiz Tahan est un libraire-éditeur qui dirige depuis 15 ans la Realejo Livres et Éditions à Santos au Brésil.

Published on décembre 18th, 2015 | by Cécile

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Un libraire multitâche

José Luiz Tahan est un libraire-éditeur qui dirige depuis 15 ans la Realejo Livres et Éditions, une petite librairie-maison d’édition qui cherche, dans la diversification de ses actions, à créer et maintenir son identité face aux grandes surfaces dépersonnalisées.

L’identité comme une marque

La Realejo Livres et Éditions, une petite librairie-maison d’édition de la ville brésilienne de Santos, a commencé comme librairie de rue, en 2003, et des années plus tard est devenue aussi maison d’édition, ayant déjà publié plus de 70 titres.  À la tête des affaires, José Luiz Tahan, le libraire-éditeur (et illustrateur à ses heures de loisir !), met sa facette multitâche à la disposition des activités de l’entreprise. En plus de s’occuper de la librairie et de la maison d’édition, Monsieur Tahan organise également le célèbre festival littéraire Tarrafa Literária, qui reçoit des écrivains brésiliens et étrangers pour des conférences, ainsi que des séances de chorinho (musique traditionnelle brésilienne) et d’autographes. Alors, le créateur et la créature sont mélangés, et c’est dans cette pluralité d’actions que l’identité de Realejo est moulée, un cas rare dans le secteur éditorial brésilien.

Des anciens métiers, des nouveaux temps

Malgré les constants changements du marché, Monsieur Tahan est un survivant du métier de libraire au Brésil. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles il évite de parler de la concurrence. Il affirme qu’il fait attention au secteur et étudie les entreprises concurrentes, mais il cherche toujours sa propre façon d’atteindre la préférence du lecteur. En exerçant une profession traditionnelle dans un monde de plus en plus moderne, le libraire-éditeur nous raconte que la principale différence dans son métier avec l’avènement de l’internet est le large accès à l’information : “L’inspection a augmenté, ainsi que les charges”, explique-t-il. Mais, d’autre part, il pense que le web permet une meilleure compréhension du public lecteur. Il aime beaucoup ce type de relation facilitée par le web et se considère bien adapté à la nouvelle ère, tout en cherchant constamment à s’améliorer. « Avant, [pour faire la publicité], nous utilisions des affiches et parlions avec des amis dans la rue ou au comptoir de la librairie. Aujourd’hui, nous utilisons toujours la même approche, mais nous avons aussi l’internet, les réseaux sociaux, qui nous donnent un sens (ou illusion ?) d’expansion”.

Beatriz Camacho Facincani, Master 2 Métiers du livre, Université de Bourgogne


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